Loin d’être exotique, le nom choisi pour cet espace d’échange entre veilleurs émérites a pour lui néanmoins d’afficher la couleur : de la densité, du collectif, des thématiques diversifiées, les ingrédients idéals pour alimenter l’esprit des internautes curieux.
La recette, et son fonctionnement
Les thématiques abordées sont celles qui font le Web. Dans cet atelier, on parle d’info-doc dans les secteurs privés et publics, des enjeux de la société d’information, des mutations du numérique et de ses industries, de ses lieux de diffusion, de ses usages, de ses data.
A mi-chemin entre Co-working et partage entre amis
Le Bouillon des veilleurs, ou le Nectar de bouillon, est un concept : il repose sur un flux nourri des vagabondages sur la Toile, de ceux qui portent à la réflexion, en tous cas.
A son initiative, quatre individus, experts informatiques et chacun spécialiste d’un domaine, dont l’envie de mettre en commun ces compétences tendait à s’exprimer. Une petite voix parmi les divers ateliers de Co-working et autre entreprise 2.0 ; un partage, donc, en vue duquel chaque internaute est convié à suivre une ou plusieurs discussions.
Léger, mais efficace
Si la terminologie reste rédhibitoire (dans le « bouillon », il y a toujours « à boire et à manger »), les coordinateurs de cette entreprise collaborative rassemblent tout de même autour d’une charte – « respecter les thèmes », « proposer des liens », « exclure tout intérêt commercial » – de principes fondateurs – « ce n’est pas un site, mais une conversation, une ligne éditoriale » – ou encore d’une bibliothèque de documentation et d’information.
L’aspect « Pearltrees » pour communiquer la proxémie peut freiner, mais allez : un peu de courage, ça vaut son pesant.
Il ne fait pas de chiffres, ce Bouillon, mais il paraît bien remplir la « pense »…
- Charlene Lefoulon

